Sundhöllin à Reykjavik : la piscine de quartier qui traverse les générations
Ouverte en 1937, Sundhöllin est l’une des piscines publiques historiques de Reykjavik. Bassins, eau chaude et bains froids racontent une autre culture du bain.
Photo : Akigka, CC BY-SA 4.0, recadrée.
À Reykjavik, on peut passer un après-midi dans une piscine municipale avec de l’eau chaude, des voisins et des habitués. Rien à voir avec la mise en scène d’un spa de luxe. Sundhöllin, ouverte en 1937, raconte précisément cette autre façon de fréquenter les bains.
Le bâtiment historique est toujours utilisé, mais il a aussi changé avec la ville. Son intérêt vient de la rencontre entre architecture, eau chaude et vie de quartier.
Une piscine publique conçue pour durer
Selon la Ville de Reykjavik, la construction s’est échelonnée de 1929 à 1937. L’architecte Guðjón Samúelsson, également associé à plusieurs bâtiments célèbres d’Islande, en a conçu les plans.
Sundhöllin était une infrastructure municipale importante au moment où l’accès aux équipements de bain domestiques n’était pas aussi généralisé qu’aujourd’hui. La chronologie de la Ville de Reykjavik raconte les discussions et les difficultés de financement qui ont précédé son ouverture le 23 mars 1937.
Les piscines islandaises ne sont donc pas seulement des activités touristiques. Ce sont aussi des lieux construits pour les habitants.
Les bains chauds ont rejoint la piscine
Le complexe comprend un bassin de natation, des bains chauds, un bain de vapeur et des espaces pour différents usages. Une extension extérieure a ouvert le 3 décembre 2017, selon la municipalité, en ajoutant de nouvelles possibilités de baignade.
Le site Visit Reykjavík mentionne aussi des bains chauds supplémentaires et un bain froid dans les installations réaménagées. Il ne faut pas en déduire que tous les espaces sont disponibles chaque jour : les travaux, horaires et consignes sont à vérifier avant une visite.
La distinction avec un sauna est utile. Une piscine chaude, un bain de vapeur et une cabine sèche ne produisent pas la même expérience. Ce qui les rapproche ici, c’est le fait de les utiliser dans un lieu public ordinaire, plutôt que de les réserver aux vacances.
Pourquoi y retourner plusieurs fois?
L’ambiance d’une piscine municipale dépend de ses visiteurs. Certains viennent nager sérieusement. D’autres discutent dans l’eau chaude ou font une courte pause en plein air. Le rituel vaut souvent par sa régularité.
Dans une ville où le climat rend les espaces intérieurs particulièrement appréciables une bonne partie de l’année, l’eau chaude devient une ressource sociale autant qu’un confort physique.
Sundhöllin n’est pas forcément le bassin le plus spectaculaire d’Islande. C’est ce qui rend son histoire intéressante. En plein centre de Reykjavik, un bâtiment de 1937 sert encore au même usage collectif.