SATOYAMA TERRACE : au Japon, des saunas conçus avec le paysage et les lucioles
À Futtsu, SATOYAMA TERRACE associe deux saunas, l’eau de source et la restauration d’un paysage rural. Le projet reçoit le Good Design Award 2026.
Une architecture de sauna peut-elle faire autre chose qu’offrir une belle vue? À Futtsu, dans la préfecture de Chiba, le complexe SATOYAMA TERRACE essaie de relier l’expérience du bain à l’entretien du paysage rural japonais. Le 15 octobre 2026, il a annoncé avoir reçu le Good Design Award 2026.
Le détail le plus inattendu concerne les lucioles. Le projet prend le retour de conditions favorables à leur habitat comme indicateur de restauration écologique. Cela ne signifie pas que le retour des lucioles a déjà été mesuré ou garanti.
Deux saunas, deux façons de sentir le paysage
Le complexe, ouvert le 8 août 2025, comprend deux installations distinctes. Le Yama Sauna, ou sauna de la montagne, donne sur le paysage boisé et permet d’observer un feu. Le Taki Sauna, ou sauna de la cascade, utilise une chute d’eau naturelle dans son aménagement pour associer chaleur, bruit de l’eau et humidité.
L’eau de source locale sert aussi aux bains froids. Le parcours ne s’arrête donc pas à la cabine : il passe par l’eau, l’air extérieur et la vue sur les collines.
Une architecture qui cherche à perturber moins le terrain
D’après l’exploitant, les architectes ont étudié la circulation de l’eau, les vents et la topographie avant de placer les bâtiments. Les cabines d’hébergement reposent sur des fondations ponctuelles pour limiter leur emprise sur le sol et la végétation.
L’entretien des canaux, l’éclaircie de certains arbres et la gestion du bois de chauffage font partie du travail annoncé pour améliorer progressivement le milieu. Le jury du Good Design Award a notamment retenu cette relation entre petits bâtiments, circulation de l’eau et activités humaines.
Pourquoi cette récompense est intéressante pour le monde du sauna
Le projet ne présente pas le sauna comme une boîte isolée à laquelle on aurait simplement ajouté une fenêtre panoramique. Il le conçoit comme un élément d’un paysage vivant, où la gestion de l’eau et l’entretien du terrain comptent autant que la forme de la cabine.
Il faut cependant distinguer l’intention environnementale, documentée par les concepteurs, des résultats écologiques qui demanderaient des observations indépendantes sur plusieurs années.